DSF – Réactions – un calendrier scolaire déstabilisant – Le gâchis du mois d’avril

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Alors que les domaines skiables français présentent un enneigement exceptionnel, que le WE de Pâques a été largement plébiscité par la clientèle, Domaines Skiables de France revient sur la saison d’hiver 2013.

Une belle saison pour le ski, dont la fin au mois d’avril va représenter un gâchis important pour les professionnels comme pour les skieurs et pour les territoires en général.

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La saison 2013 a bénéficié :

– D’une météo parfaite : La neige a largement recouvert les massifs, en particulier au cœur de la saison puisque toutes les stations étaient ouvertes, à toutes les altitudes, aux mois de février et mars ;

– D’une excellente fréquentation des domaines, avec un bon enchainement entre les clientèles françaises et étrangères.

– D’une image forte avec les médailles des champions français, venus en plein cœur de saison rappeler que le ski est un pôle d’excellence pour la France, plus grand domaine skiable du monde par la fréquentation.

Mais la fin de saison s’annonce difficile, en raison d’un calendrier scolaire dont il est désormais bien établi qu’il a réduit de 70% en seulement trois ans la fréquentation des stations sur les vacances de printemps.

Depuis la saison 2010/2011, le Ministére de l’Education Nationale a mis en place un calendrier différent, avec une période de travail rallongée (jusqu’à 8 semaines suivant les zones !) entre Noël et les vacances d’hiver. Les vacances de printemps commenceront le 13 avril 2013 (contre fin mars en 2009) soit plus tard que jamais durant les 20 dernières années. La clientèle de la zone parisienne, en vacances du 27 avril au 12 mai trouvera la quasi-totalité des stations fermées ; elle pourra cependant profiter des domaines skiables de haute montagne encore ouverts (Tignes, Val d’Isère, Val Thorens/Orelle et La Grave ).
A noter également que les vacances d’hiver sont finies le 15 mars (au lieu du 9 mars en 2012)

Au-delà des conséquences purement économiques le raccourcissement de la saison menace directement l’emploi et la pérennité d’une activité numéro un mondiale en terme de fréquentation, avec :

– La réduction des contrats de travail saisonniers, directement contraire aux efforts du gouvernement, des collectivités et des partenaires sociaux pour sécuriser les parcours professionnels des saisonniers en montagne

– La fragilisation des saisonniers dont la période de droit au chômage saisonnier sera réduite d’autant,puisqu’elle est égale à la durée travaillée

– La déstabilisation des équilibres économiques des stations de taille moyenne

– Le renforcement de l’aléa, toute la saison se jouant sur une période trés courte

– La perte de compétitivité d’un secteur où la France est numéro 1 mondial sur un marché extrémement concurrentiel : nos concurrents sont les stations américaines, autrichiennes, suisses et italiennes.

– La répercussion sur les finances publiques

– La perte de contact avec la clientèle, mettant en péril l’activité des sports d’hiver dès la mi-mars

– Le renchérissement des prix, donc l’exclusion d’un certain nombre de personnes pour l’acceuil aux sports d’hiver, et une durée plus courte pour amortir les équipements trés lourds (remontées mécaniques,etc.)

Domaines Skiables de France rappelle qu’une saison touristique française plus courte :

– ne ne peut être compensée par l’apport de clientéle étrangére, qui concerne essentiellement les trés grandes stations.

– ne peut être compensée par une plus forte concentration de clientèle en très haute saison et ne se traduit par aucune embauche supplémentaire, alors qu’une saison plus longue se traduit bien par des contrats .

QUELQUES CHIFFRES SIGNIFICATIFS

En montagne, les stations génèrent 120 000 emplois, plaçant la France comme première destination mondiale du ski en 2012 avec 55 millions de journées-skieur devant les Etats unis et l’Autriche. Cette économie contribue à hauteur de 2,5 milliards d’euros à la balance des paiements de la France pour la seule région Rhône-Alpes qui représente 80% de l’activité française.
Dans l’hypothése d’une saison touristique s’achevant fin mars, 35 000 emplois sont menacés. Le succès de fréquentation des domaines skiables lors du récent WE de Pâques montrent que l’engouement pour le ski est toujours présent. Malheureusement la fréquentation du mois d’avril, au-delà du lundi de Pâques (1er avril 2013), s’annonce catastrophique, alors méme que les conditions d’enneigement sont excellentes…

la clientéle ne sera pas au rendez-vous faute de vacances scolaires.

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