L’AVENTURE ARCHITECTURALE DES STATIONS DE SPORTS D’HIVER – La marque du Temps – 1972 D’après Jean Pierre Hardy

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LA MARQUE DU TEMPS

Les exemples que nous avons évoqués montrent
une belle variété dans la réponse architecturale qu'ont su apporter la
plupart des concepteurs sur les différents sites. La principale qualité
de ces ensembles est leur densité et la préservation de leurs abords,
rendues possibles par la maîtrise foncière , la législation sur l' expropriation
et les Plans d'occupation des sois.

Les années 60 sont marquées par l'euphorie.
Les plans successifs portent la capacité d'hébergement à 365.000 lits
touristiques. Mais les infrastructures ne se développent pas au même rythme.
Les stations, menacées d'asphyxie, vont subir le contre coup de la situation
économique générale. Il faudra l'opportunité des Jeux Olympiques d'Albertville
pour redonner un élan, et justifier de grands travaux sur plusieurs
sites. Le retard pris dans l'aménagement des réseaux routier et ferroviaire
va pouvoir être ratrappé. Par contre l'organisation des jeux ne suscite
pas d'évènement architectural majeur. C'est en vain que l'on chercherait
à définir une quatrième génération. Les essais de normalisation du produit
"station" ont démontré que l'architecture ne se décrète pas

La station de haute altitude," machine
à skier"qui ne tourne que quelques mois par an au prix de surcoûts
importants a quelque chose d'artificiel. L'étalement souhaitable de la
féquentation sur la saison estivale exige des efforts considérables. Différentes
actions vont être entreprises pour redonner cohérence aux plus anciens
des centres urbains devenus informes. Pour beaucoup de stations, la phase
de création se termine par l'intervention d'un repreneur qui, à moindres
frais, exécute le reliquat des lits programmés

Les stations villages qui se développent
calmement au niveau de l'habitat permanent ne bénéficient pas toujours
d'un enneigement excellent, aussi recherchent-elles chaque fois
que possible le lien avec un domaine skiable d'altitude, la diversification
des activités et la complémentarité des saisons. C'est la formule qui
répond le mieux à l'objectif de réanimation du milieu rural montagnard.
Elle demande seulement un peu plus de temps , de la volonté et la capacité
d'entreprendre de la population permanente.

L'objectif, à présent, est de passer
de la troisième à la quatrième génération de stations. Non seulement la
station intégrée, non seulement la station à lits banalisés, mais la station
animée, polyvalente, qui marque, en le dépassant, le retour aux stations
de la première génération, dont l'accueil, le caractère et le mode de
vie sont très appréciés.

marcel Anthonioz secrétaire d'état
au tourisme le Monde 29.1.1972

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