Voie de contournement – DELIBERATION N°2 CONSEIL MUNICIPAL DE BOURG SAINT MAURICE LE 31 AOUT 2009

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DELIBERATION
N°2

CONSEIL
MUNICIPAL DE BOURG SAINT MAURICE

LE
31 AOUT 2009

0.2.
Contournement urbain de Bourg saint Maurice – Délibération de principe

Rapporteur
: Monsieur le Maire

Affaire
suivie par : Gérard VERNAY

Monsieur
le
Maire
rappelle
au Conseil Municipal l’historique du projet initialement dénommé
« délestage » et qui est maintenant réétudié dans une optique
totalement différente d’où la nouvelle dénomination de
«contournement urbain de Bourg Saint Maurice » qui est proposée.

Il
rappelle que les premières réflexions ont débuté en 1990 puis ont
abouti à un premier projet chiffré à 8,8 millions d’euros.
Ce projet n’intégrait qu’une fonction de délestage en direction
du trafic vers la haute vallée.

Au
fil de son évolution et des différentes concertations qui avaient
été menées par le Conseil Général, le projet soumis à
déclaration d’utilité publique (DUP) le 9 décembre 2003 était
réévalué à 24 millions d’euros. Les concertations se
poursuivant et intégrant une meilleure insertion du projet dans
l’environnement, l’enveloppe fut portée à 60 millions d’euros.

Diverses
associations et riverains ayant formé un recours contre l’arrêté
préfectoral de DUP du 11 janvier 2005, celui-ci fut suspendu par
ordonnance du juge des référés du Tribunal Administratif de
Grenoble du 1
er octobre
2006 avant d’être annulé par ce même Tribunal le 11 mars 2008,
ces deux décisions n’ayant pas fait l’objet d’appel ou de
pourvoi. Le Tribunal a en effet jugé, du fait de la très forte
augmentation du coût estimatif du projet, que le rapport «
coût-avantages » était démesuré.

Le
Conseil Général a décidé de reprendre l’étude du dossier. A
l’issue d’une première réunion entre le Président du Conseil
Général et les Maires le 27 mars 2009, une mission a été confiée
par le Conseil Général à Jean-Claude BOMPAS, ancien cadre de la
DDE, qui avait accepté après son départ à la retraite cette
mission. Jean-Claude BOMPAS est décédé l’hiver dernier et
Monsieur le Maire tient à honorer sa mémoire au nom

de
tout de Conseil Municipal. Jean-Claude BOMPAS a tiré les conclusions
suivantes de l’échec du projet précédent:

·
Le précédent projet a échoué à cause
d’un manque de volonté politique claire ;

·
La durée de réflexion s’est étalée
sur une trop longue durée (1990-2004) et n’a pas permis notamment
aux habitants de s’approprier le projet dont ils ont eu une
perception floue ;

·
Le projet était techniquement parfait
mais ne prenait pas en compte les impératifs d’aménagement du
territoire qu’il traversait.

Il
préconisait de mettre en oeuvre un nouveau projet plus précis, plus
ramassé et plus facile à mettre en oeuvre et prenant en compte
l’hypothèse d’un passage dans l’emprise actuelle du 7
ème
Bataillon de Chasseurs Alpins.

Une
nouvelle concertation a eu lieu avec les élus locaux qui ont fait
connaître leurs attentes :

·
Dévier le trafic de transit global ;

·
Limiter les impacts agricoles et
environnementaux ;

·
Limiter les nuisances sonores liées au
projet ;

·
Privilégier la fluidité à la vitesse ;

·
Requalifier les traversées urbaines en
prenant en compte les circulations piétonnes ;

·
Examen en priorité l’hypothèse d’un
passage dans l’emprise actuelle du 7
ème
Bataillon de Chasseurs Alpins.

Afin
de vérifier si, d’un point de vue technique et urbanistique, une
traversée de l’emprise actuelle du 7
ème
Bataillon de Chasseurs Alpins, était possible, le Conseil
général a confié une mission de réflexion à un architecte.
Celui-ci a présenté une esquisse qui a été commentée au conseil
municipal lors d’une réunion privée qui s’est tenue le 6 août
dernier à 20 heures. Cette esquisse est bien entendue une
philosophie. Elle permet néanmoins de vérifier la faisabilité
d’une telle traversée et de dégager les premiers principes
d’aménagement :

·
Voirie de 7 m à deux voies
conçue pour générer une fluidité du trafic en continu
(20
à 40 km/h)
compatible avec l’existence de
traversées et de plateaux piétonniers ;

·
Liaison en trois endroits avec la
voirie urbaine de Bourg Saint Maurice ;

·
Pente maximale de 6,5%
;

·
Réutilisation maximale de voiries
existantes (RD 84c, ponts sur l’Isère) ;

·
Carrefours plans avec bretelles
directes
pour privilégier certains axes de
circulation (
sortie de la route des Arcs par
exemple)

·
Suppression des impacts
environnementaux et sur les terres agricoles.

Monsieur le Maire, se faisant le porte-parole de l’ensemble du
Conseil Municipal, indique que, lors de cette réunion de
présentation, un consensus s’est dégagé sur le principe de
fonctionnement proposé. Ont été évoquées de nécessaires
compensations attendues du Conseil Général portant sur des dossiers
qui pourraient être activés ou débloqués. Dans la mesure où un
accord pourrait se faire sur un ensemble de compensations qui
viendraient accompagner le projet, et sous réserve de leur
obtention, Monsieur le Maire propose au Conseil Municipal de valider
les orientations qui viennent d’être présentées.

Claude
GERMAIN :

Avant
de valider le texte qui nous est présenté, nous nous sommes réunis
avec notre groupe qui tient à préciser qu’il a toujours été
favorable à un tracé en fond de vallée qui doit s’inscrire dans
un plan d’ensemble de désenclavement de la vallée de Tarentaise.
Aujourd’hui, on ne nous parle plus de « délestage » mais d’un
contournement urbain avec l’examen, en priorité, d’un passage
dans l’emprise du 7
ème
BCA. Cette fonction de déserte urbaine semble mieux
correspondre aux attentes formulées lors des enquêtes publiques. Ce
que nous demandons, c’est que les engagements pris lors de la
signature du plan qualité route en 1999 soient respectés. Jusqu’à
ce jour nous n’avons pas été associés dans les réunions de
travail afin de donner notre avis et formuler nos observations. Nous
rendons également un hommage à Jean-Claude BOMPAS, pour le travail
de proposition qu’il a fait au Conseil Général. Nous n’avons
pas eu connaissance de son rapport. Lors de la réunion du 6 août
2009, on nous a présenté les résultats de la concertation avec les
élus locaux du canton qui ont fait connaître leurs attentes. Parmi
ces attentes, nous pensons qu’il convient

de
les compléter par deux propositions : la première, c’est
d’indiquer la limitation des nuisances sonores qui seront liées au
projet. Et la deuxième, c’est de compléter le texte «
requalifier les traversées urbaines » avec la mention de prise en
compte des piétons.

Ce
que nous tenons également à dire, c’est que nous n’étions pas
présents lorsque Monsieur TOGNINI, le paysagiste du Conseil Général,
a présenté son projet dans le 7
ème
BCA, notamment avec les mesures paysagères et
d’intégration au site. Nous avons également pris note que cette
esquisse est une philosophie et qu’une étude technique et
urbanistique est nécessaire pour préciser le tracé dans le 7
ème
BCA. Nous rappelons qu’il s’agissait d’une

première
réunion d’information, nous avons posé des questions, pourtant
deux n’ont pas été reprises et nous semblent essentielles et nous
les recitons ce soir. Elles concernent de ne pas enclaver le quartier
des Epines et de privilégier l’accès aux écoles et la deuxième
question, c’est d’apporter une solution au trafic généré par
la zone artisanale des Colombières, avec un

raccordement
satisfaisant à la voirie départementale. Avant d’approuver le
texte, nous demandons que ces quatre observations soient prises en
compte.

Daniel
PAYOT :

Juste
pour revenir à la présentation qui a été faite, où vous n’étiez
pas présents. A juste titre parce que c’était le comité de
pilotage qui a été mis en place par le préfet qui a été réuni,
dont faisaient partie Jean Michel MAGNIETTE, Monsieur le Maire et
moi-même et d’autres élus. Ce jour-là, il y avait le Maire de
Landry, de Séez, des gens qui ont été invités par la préfecture
et non pas par le Maire. Il nous a été présenté différentes
choses et une image, qui a fait débat d’ailleurs, que personne n’a
et tant mieux. Une image d’une réflexion d’un urbanisme que tu
as cité, que nous avons repris justement pour présenter le 6 août
à l’ensemble du Conseil Municipal. Il n’y a pas eu de
présentation concrète aux élus de Bourg-St-Maurice en dehors de ce
que nous avons fait avec le Conseil Général le jour où on a invité
l’ensemble du Conseil à visionner la philosophie du projet. Et
j’avais même dit qu’il avait été assez maladroit de présenter
cela dans un comité qui n’avait rien à voir avec Bourg-St-Maurice
directement. Je crois que ça a été la remise à plat de l’analyse
qui avait été faite par l’ASADAC. Il n’y avait pas volonté de
cacher quoi que ce soit parce qu’on était que trois. Après, pour
les observations, les deux qui sont citées en premier paraissent
utiles bien évidemment, si tu veux me les reciter Claude.

Claude
GERMAIN :

Oui
la première, c’est de limiter les nuisances sonores liées au
projet
, on connaît les problèmes d’Albertville.

Daniel
PAYOT :

C’est
incontournable.

Claude
GERMAIN :

Et
la deuxième, c’est de préciser la requalification des traversées
urbaines par la prise en compte des piétons qui sont
importants, l’écrire.

Daniel
PAYOT :

La
proposition qui est faite pour que justement il y ait un travail
collégial, c’est qu’il y ait une commission qui se crée entre
l’urbanisme et les travaux, puisqu’on retrouve à peu près les
mêmes, pour travailler sur le sujet et puis, bien évidemment, pour
faire avancer le dossier, parce qu’il y a un gros travail technique
à effectuer par les élus de Bourg-St-Maurice. L’intérêt de ces
deux commissions, c’est qu’on retrouve des gens de tout bord, de
chez vous, de chez

nous
et de vraiment s’associer à cette réflexion parce qu’il y a
vraiment un travail énorme. Par contre, je crains que d’associer,
on peut toujours, la partie
ZAC des Colombières,
il n’y a
pas de rapport direct. Par contre ce
qu’on peut proposer, c’est de l’associer dans la réflexion des
compensations du travail qui a été effectué, d’ailleurs je crois
que c’est spécifié dans certains nombres de compensations, on n’a
pas voulu les citer parce que cela n’avait pas de sens, mais ça
fait partie du travail que vous allez avoir à fournir, de travail
avec le Conseil Général, de compensations qu’on va demander bien
évidemment. Après, comme ça va s’inscrire dans un projet futur,
je ne sais pas.

Claude
GERMAIN :

Disons
que le texte est quand même important pour bien préciser le point
de vue de la commune, puisqu’il s’agit bien de l’impact sur
Bourg-St-Maurice et le projet tel qu’il est, par le 7
ème
BCA, crée un problème nouveau notamment sur le
quartier des Epines. Moi, j’aurais souhaité et notre groupe
souhaitait, qu’on le précise dans le bloc d’observation.
C'est-à-dire qu’un travail particulier doit être fait en terme
d’intégration dans ce quartier, dans la vie et les échanges avec
le centre, donc c’est une chose qu’on voudrait voir écrite.

Damien
PERRY :

On
est d’accord. Ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a une
semaine environ j’ai reçu une petite délégation du
Neptune,
donc je les ai rassurés dans ce sens et je leur ai proposé qu’ils
rencontrent les autres représentants des autres copropriétés, car
le Neptune est une
copropriété privée, donc
des OPAC, pour qu’ils essaient d’avoir une personne référente
qu’on pourrait aussi inviter de temps en temps sur des groupes de
travail et je leur ai demandé aussi qu’ils m’écrivent dans ce
sens pour nous dire leurs craintes que j’ai complètement
ressenties mais ce sont des gens qui sont constructifs, on a cette
chance, je crois. Je pense que si on va dans ce sens et qu’on leur
explique les choses, on pourra avancer tous ensemble. Néanmoins, il
faut
tenir compte de leurs peurs, c’est tout à
fait normal.

Daniel
PAYOT :

Dans
le dossier des Epines, je crois qu’on a une réelle opportunité de
donner une image différente et d’associer le quartier des
Epines et de le rapprocher du centre-ville
. Alors, après, bien
évidemment il y a un gros travail urbain, mais je pense que cela va
être très positif, sachant que d’après ce qu’on a vu et
d’après ce qu’on pourrait travailler, ce sont des voiries
différentes, c'est-à-dire qu’il n’y aurait pas la circulation,
fort heureusement d’ailleurs. Mais si on fait un bon travail et je
compte sur tous les gens qui sont techniques, on devrait ramener
quelque chose de positif au site. C'est-à-dire de le marier avec un
projet comme ce qui va être dans l’enceinte du 7 à terme, devrait
être bien plus profitable qu’aujourd’hui, si cela est bien fait.
Par contre il va falloir être très prudent.

Claude
GERMAIN :

Pour
l’intégration, on sait que les urbanismes savent faire et ça
demande aussi des moyens financiers et il sera certainement
nécessaire, parce que le Conseil Général va prendre en charge sa
partie routière, mais l’autre partie comme elle va être partagée
financièrement.

Damien
PERRY :

Ça
sera à nous, justement, de travailler dans ce domaine. Si vous me
comprenez bien.

Claude
GERMAIN :

Maintenant
sur la zone artisanale des Colombières. On a fait allusion aux
engagements de 1999 et lorsqu’il y avait le premier tracé de 1999,
dans son principe, il était bien parti à l’aval de
l’agglomération, pour se terminer à l’aval de l’agglomération
de Séez. C'est-à-dire que cette voie, qui était une voie de
délestage, prenait en compte l’ensemble des problèmes de voirie
qui étaient liés et de circulation qui étaient dans le secteur.
Donc on s’aperçoit actuellement que la zone des Colombières
est en train de s’agrandir, c’est quelque chose qui
est en cours et qu’on aura toujours le même support au niveau de
la voirie, c'est-à-dire le CD220 d’Hauteville-Gondon
avec un carrefour sur l’ancienne nationale qui n’est
pas des plus satisfaisants et on s’aperçoit, que lors de la
dernière commission d’urbanisme, on avait proposé l’acquisition
du bâtiment Rulier et le Conseil Général a dit « non », c’est

certainement
qu’il a des idées pour aménager le CD220 et on est quand même
inquiet par le trafic qui sera induit et non traité au niveau
local.

Daniel
PAYOT :

C’est
sûr que nous, en tout cas sur Bourg-St-Maurice, il va falloir dans
la réflexion de compensation,
discuter avec le Conseil
Général, des possibilités de réaménagement de l’accès à la
zone des Colombières.
L’ancien projet n’existe plus,
il a été attaqué. La nouvelle donne est ce qu’elle est
aujourd’hui, c’est vrai que c’est plus facile dans l’enceinte
du 7
ème BCA
de passer sans risque du recours, c’est ce qui fait que ce projet
aura aussi un sens. Par contre dans les compensations qui ont été
citées avec le Conseil Général puisqu’il y a un travail qui va
être fourni dans les jours qui viennent, ça fait partie de ce qui
est réclamé. Après ils n’ont aucune obligation directe ou
indirecte de répondre favorablement à notre demande. A nous d’être
suffisamment persuasifs pour montrer qu’il y a un réel intérêt
d’organisation de cette zone. Chaque personne qui a connaissance de
la circulation dans la zone, il va falloir travailler avec et qu’on
argumente et qu’on prouve qu’il y a une vraie nécessité à
organiser. La circulation comme elle va se produire au niveau de la
zone des Colombières, ne sera pas viable, à terme, en état.

Mathieu
FOURNET :

Je
voudrais juste préciser, comme je l’avais fait d’ailleurs à la
réunion de présentation du 6 août, que pour moi, effectivement, ça
ne prend pas. Je rejoins Claude GERMAIN sur certains points, que ça
ne prend pas en compte l’ensemble des problématiques, aujourd’hui
on nous met un peu le couteau sous la gorge de la part du Conseil
Général en nous disant « c’est ça ou ça ne sera rien d’autre
». Moi je suis désolé, la commune cotise à ce plan routier depuis
très longtemps, je ne vois pas pourquoi la commune de
Bourg-St-Maurice ferait forcément toujours toutes les concessions.
Et je me demande si derrière tout ça, il n’y a pas une volonté
de boucler ce projet avant certaines échéances électorales. Donc
je voterai contre cette délibération.

Louis
GARNIER :

Dans
le droit fil de ce que vient d’évoquer notre ami Mathieu, on n’a
pas du tout parlé financement. Il y a un élément qui a
complètement disparu de la conversation, du raisonnement, c’est
les exigences passées des stations voisines, de Tignes et de
Val d’Isère, qui voulaient quasiment une voie express,
elles avaient droit d’avoir des exigences. Est-ce que ça signifie,
n’ayant plus d’exigence, qu’elles ne financent plus ? C’est
vrai que le plan qualité route est derrière nous.

Daniel
PAYOT :

Non,
le plan qualité route est devant nous.

Louis
GARNIER :

Financièrement,
il est en plein dedans, mais le programme est terminé.

Daniel
PAYOT :

Oui,
en partie en tout cas. Mais il faut ramener le plan qualité route à
sa juste valeur. Le plan qualité route n’est pas un investissement
direct pour la déviation ou le délestage ou le contournement de
Bourg-St-Maurice. Par exemple, je cite toujours un exemple qui est
assez flagrant, vous prenez Macot-La Plagne, ils payent comme
Bourg-St-Maurice – Les Arcs, mais ils ont eu l’équivalent, je
crois, de 200 000 € de travaux alors qu’ils payent pas loin de
250 000 €/an, pendant 30 ans. Je veux dire qu’on a participé à
un moment donné, au même titre qu’à l’époque dans le premier
plan qualité route qui était fait pour les Jeux Olympiques, on a
décidé de suivre le Conseil Général sur leur aménagement routier
moyennant finances, avec les remontées mécaniques. Donc il ne faut
pas qu’on fasse une liaison directe avec le financement même si
aujourd’hui on paye et, à juste titre, on a un droit notamment
qu’on est impacté, on a un droit de regard sur ce qui va se faire.
La deuxième chose, c’est que moi ça me gêne toujours quand on
parle des stations du haut, je vous explique pourquoi. On a toujours
ramené ça aux stations du haut au besoin, je vous rappelle que
Bourg-St-Maurice – Les Arcs, c’est 36 000 lits, Val d’Isère ça
doit être 27 ou 28, Tignes à peu près pareil.

Donc
je crois qu’aujourd’hui on a un réel devoir, en tout cas en ce
qui nous concerne, à faire en sorte que nos clients gagnent ces deux
heures de circulation qu’on leur promet dans le cadre de ce
dégagement urbain. Mais on a un réel besoin pour notre clientèle,
on fait partie des plus grosses stations après la Plagne sur la
Haute Tarentaise. Juste pour une notion de temps, il faut savoir
qu’aujourd’hui les gens des stations n’ont pas vu ce que vous
avez vu. Ça va se faire je crois, Monsieur le Maire, le 24
septembre, il faut savoir que le tracé aujourd’hui n’a pas
été approuvé, c’est une délibération de principe sur
l’éventualité philosophique de ça, mais par contre derrière, il
y a tout le travail à fournir.

Louis
GARNIER :

Vous
avez quand même évoqué, lors de cette réunion de présentation,
un consensus qui avait été obtenu au mois de mars 2009 avec toutes
les communes environnantes. Donc je considérais qu’il y avait les
communes que j’ai citées tout à l’heure. Après, que j’évoque
très clairement Tignes et Val d’Isère, je ne pense pas
avoir de remords à avoir, je m’explique très clairement, la
question que j’ai posée, c’est celle-ci : est-ce qu’elles sont
toujours concernées par ce projet et est-ce qu’elles vont le
financer en partie ?

Daniel
PAYOT :

Mais
elles le payent toujours, comme nous. On paye le plan routier
donc pendant 30 ans.

Louis
GARNIER :

Il
y a toujours de l’argent dans l’enveloppe ?

Daniel
PAYOT :

Mais
bien sûr.

Louis
GARNIER :

C’est
au Président du Conseil Général que je devrais poser la question.

Daniel
PAYOT :

Oui
parce que ça ce n’est pas la commune de Bourg-St-Maurice. Mais au
même titre que nous participons au plan qualité route, eux
continueront à participer jusqu’au bout. Après, je ne dis pas que
s’il n’y avait pas un délestage ou un contournement ou une
déviation, il n’y aurait pas de débats sur les financements. Pour
revenir à la rapidité du projet, il n’y a pas eu de

consensus,
il y a suite à la question qu’a posée Monsieur BOMPAS, on était
14 autour de la
table avec Monsieur le Maire. Il y a eu un accord de principe que
l’étude soit faite dans le cadre du passage éventuel dans
l’enceinte du 7
ème BCA.
Monsieur le Maire a dit très clairement, à une condition c’est
que ça ne traverse pas le 7
ème
BCA au milieu. Qu’il y ait une réflexion dans le
contour de l’enceinte mais pas au milieu de l’enceinte. C’est
ce qui a été réfléchi, mais il faut savoir que
ce
contournement permet un gain de 2 heures
. Je te rapporte
ce que
disent les techniciens, je n’en suis
pas un, je ne peux faire que dire ce que disent les techniciens des
routes, notamment Monsieur MISTRAL du Conseil Général, qui est là
depuis une bonne dizaine d’années, qui connaît plutôt bien la
Tarentaise. Aujourd’hui, on gagne 2 heures et demie jusqu’à la
sortie de Bourg-St-Maurice, on reperd une demi-heure au Tunnel du
Siaix parce que, malheureusement les voitures arrivent plus vite et
donc, on augmente le bouchon en bas. Mais on gagne 2 heures sur la
globalité. Ce qui est recherché aujourd’hui, ce n’est pas la
rapidité mais c’est la fluidité. Souvent Monsieur BOMPAS
comparait ça aux zones de jeux, style Walibi ou autres, quand il y a
des queues on fait des serpentins, où les gens continuent toujours à
avancer.

Louis
GARNIER :

Donc
si Jean-Claude BOMPAS a obtenu un consensus sur la traversée du
quartier du 7
ème BCA
à 20 ou 40 kms/heure, c’est bien, c’est une avancée assez
exceptionnelle, donc bravo Jean-Claude. Pour revenir à la réunion
que vous avez organisée, je rejoins un petit peu ce qu’a dit
Jean-Louis tout à l’heure. C'est-à-dire que cette réunion, elle
était purement d’information, vous nous avez évité de venir
travailler à vos cotés, et effectivement, tous ceux qui sont autour
de la table y étaient, ce n’est pas uniquement le comité de
pilotage. Donc nous, on est vraiment arrivé en queue de réunion,
c’est bien comme ça, tout était décidé, vous nous avez fait
part de ce que vous aviez vu comme projet. On pensait avoir plusieurs
projets qui étaient à choisir plus ou moins. Donc un consensus,
c’est facile sur un projet. Je continue sur ce que j’ai dit à ce
moment-là, moi je suis quelqu’un d’assez consensuel de toute
façon.

J’ai
trouvé que ce projet était vraiment réaliste en terme d’économie,
de foncier, d’économie budgétaire aussi. J’ai émis quelques
réserves sur la traversée du quartier, l’insécurité et
nuisances sonores et je demandais à voir. Donc globalement, on a
donné effectivement un avis relativement favorable à ce projet mais
sachant bien que c’est une philosophie, comme est souvent évoqué
le mot, et que, de toute façon, tout reste à faire et à valider.

Damien
PERRY :

Je
ne peux pas accepter ce que tu dis Louis, parce qu’en fait, d’abord
quand ça nous a été présenté ici, je peux vous dire que, avant
de le voir, j’ai rué dans les brancards, parce que comme le disait
tout à l’heure Daniel, j’estimais qu’on aurait dû nous le
présenter en petit comité avant. C’est ce qui est ressorti de la
réunion. Du reste, après avoir, dans la presse notamment par
personnes interposées, vu le projet, il m’a semblé intéressant
de le voir. Ensuite je suis allé voir tout seul avec ce paysagiste
et puis ensuite il y a eu cette réunion.

Mais
ce qui a été dit avec la liste de majorité, je peux vous dire que
c’est du mot à mot qui a été refait, si ce n’est qu’on est,
peut-être, rentré un petit peu moins dans le détail parce qu’il
y avait une révision et vous avez dû voir d’ailleurs qu’il y
avait certains élus de la majorité qui n’y sont pas restés,parce
que c’était vraiment une redite.

Louis
GARNIER :

Tu
nous convoquais 2 heures plus tôt c’était bien. Mais tu nous a
évité de la fatigue c’est bien, on te remercie.

Daniel
PAYOT :

Louis,
je vais te faire passer le document que je n’ai pas voulu qu’on
distribue le jour de cette réunion pour éviter la déformation. Il
y avait 30 dossiers comme celui-là que j’ai demandé à Monsieur
le Maire de garder, pour qu’aucun document de travail ne circule
dans la ville. Donc je vais te le montrer. C’est « Présentation
au Conseil Municipal de Bourg-St-Maurice du 6 août 2009 ». Tu
verras que ce qu’on t’a expliqué, ce qu’on t’a montré, ce
que tu as appris, est tout à fait concentré dans ce document. C’est
important, pour pas que tu crois qu’il y ait eu un autre débat,
sur d’autres sujets.

Louis
GARNIER :

Non,
vous nous avez tout dit, j’en prends acte et je vous fais
confiance. Cependant, vous avez affirmé, à côté de moi, que vous
nous avez fait une réunion spéciale pour nous.

Damien
PERRY

Vous
avez le droit de vous exprimer évidemment, mais je crois qu’il ne
faut pas polémiquer là où il n’y a pas besoin. Sincèrement, il
n’y a pas matière à polémique. Sachez quand même que les élus
de la liste majoritaire n’étaient absolument pas au courant du
projet, donc c’est tout à fait normal qu’on leur en ait parlé
avant. Politiquement, c’est quand même recevable. Imaginons que
les élus de la liste majoritaire, nous aient dit : on n’est pas du
tout d’accord

avec
votre truc. Je pense qu’on se serait revu encore entre élus de la
majorité pour prendre une décision et pour dire : est-ce qu’on y
va, est-ce qu’on fait marche arrière … On n’en avait
absolument pas parlé avec eux donc accordez nous ce droit quand
même. Ce n’est pas du tout pour vous exclure.

Daniel
PAYOT :

Je
trouve cela dommage, le futur nous le prouvera.

Damien
PERRY :

Je
voulais simplement rajouter une petite image qui nous a été donnée
à vous comme à nous, c’est l’image des techniciens qui nous
disent ce qu’on pourrait réaliser, c’est un petit peu à l’
image
de ce qu’il y a à Chambéry au
Carré Curial.
Donc je crois que c’est important d’avoir
cela dans la tête parce qu’on connaît tous la traversée du Carré
Curial et c’est un endroit où il passe, je crois, plus de 3 mille
véhicules, mais c’est quelque chose de très important, c’est en
pleine ville, je connais des gens qui habitent dans ce quartier, les
gens traversent très facilement, ça ne coupe pas la ville en deux.
Et je crois que c’est un bon exemple d’adaptation, je dirais, et
d’intégration du quartier des Epines au centre-ville.

Daniel
PAYOT :

Je
récupérerai le document à la fin du conseil, Louis, c’est juste
pour te le laisser, pour que tu puisses t’inspirer des choses qu’on
a dites.

Louis
GARNIER :

Non,
je vais en parler dans Bourg-St-Maurice, je n’aime mieux pas le
regarder. Damien, j’espère que tu viens de comprendre que le
contenu ce n’est pas vraiment un problème, il nous convient
relativement bien, on a exprimé nos doutes, c’est tout. C’est la
méthode, vous continuez à faire de la ségrégation entre cette
minorité qui sera restée jusqu’au bout, on le ressent comme ça
tant pis, ce n’est pas grave, ça n’empêche pas d’avancer la
caravane. Et

maintenant
je pense qu’on a perdu assez de temps.

Damien
PERRY :

Je
pense que c’est polémiquer pour rien, parce que franchement ce
n’était pas du tout le but du jeu, on ne veut pas s’amuser à
faire de la politique politicienne sur ce genre de dossier. Si on ne
vous avait pas invité, qu’on vous invite un autre jour ou 8 – 15
jours après, j’aurais compris. Vous nous reprochez toujours de ne
pas faire d’ouverture, de ne pas aller vers vous.

Jeudi
dernier, on a décidé en bureau municipal d’accorder deux postes à
la minorité pour l’EPIC.

Daniel
PAYOT :

Je
trouve ton intervention maladroite aussi. C’est de dire que tu as
l’impression qu’on te cache des choses, alors qu’on fait tout
pour se rapprocher du groupe minoritaire pour, justement, qu’il y
ait une intégration complète dans le travail, alors c’est pour ça
que je t’ai donné le document, pour que tu vois que tout ce qui
s’est dit ne ressort pas du tout à un demi-centimètre de tout ce
qui a été dit, puisque c’est écrit. Je n’ai pas peur que tu
diffuses quoi que ce soit.

Damien
PERRY :

Je
rappelle que c’est une délibération de principe et que, bien
entendu, tout le monde sera autour des tables pour travailler sur ce
projet. Qu’il est essentiel pour Bourg-St-Maurice comme pour la
Haute Tarentaise et on sait que le tracé n’est pas facile à
trouver et à choisir. Donc tous les techniciens, toutes celles et
ceux qui auront de bonnes idées qui voudront aller dans ce sens-là,
seront invités à travailler avec nous et avec le Conseil Général.
Le Conseil Municipal, après
en avoir délibéré et à la majorité sauf Monsieur
Mathieu
FOURNET
qui vote
contre et Madame
Françoise
GONGUET
et Monsieur
Olivier BEGUE qui
s’abstiennent :

  • APPROUVE
    le principe du passage de l’itinéraire du
    futur contournement urbain de Bourg Saint Maurice dans l’emprise
    actuelle du 7
    ème
    Bataillon de Chasseurs Alpins;

  • LIE
    cette
    approbation à la mise en oeuvre effective d’un ensemble de
    compensations en faveur de la commune de Bourg Saint Maurice qui
    seront négociées parallèlement avec le Conseil Général à
    partir de la liste rappelée dans l’exposé des motifs.

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